Introduction
Le pardon… Nombreux sont les êtres qui sourient d’un air hautain à l’évocation de ce mot. A quoi le pardon peut-il bien servir dans un monde où seuls comptent la rentabilité et le bénéfice immédiat ? Ou alors on va demander pardon à quelqu’un par simple politesse, courtoisie ou pour se donner bonne conscience.
Qui songe aujourd’hui au fait que cette vertu, petite et insignifiante en apparence, pourrait changer le monde si nous la reconnaissions à sa juste valeur, si nous voyions en lui un Ange de lumière qui porte un message grand pour la terre et l’humanité ?
Peter Deunov, le grand maître essénien qui a ouvert les portes de l’ère du Verseau à l’aube du 20ème siècle, a dit au sujet du pardon :
« Pardonner est l’une des plus petites vertus. Sur cette si petite vertu repose toute la culture actuelle. La fertilité de la terre aussi repose sur le pardon.
Si les hommes de culture dressaient des statistiques, ils pourraient remarquer l’action d’une grande loi de causes à effets. Ils pourraient remarquer que toutes les années de famine sur la terre sont la conséquence du manque de cette petite vertu. Si elle manque, surviennent alors les grandes catastrophes qui commencent à l’intérieur de la société comme par exemple, des persécutions entre les différentes églises pour savoir laquelle est la plus juste.
J’appelle une église juste celle qui applique la loi du pardon, qui applique l’amour, celle qui ne voit pas les erreurs chez son frère.
Soyez prêts à pardonner.
Tu vas pardonner à quelqu’un pour Dieu qui vit en lui.
Pourquoi l’homme doit-il pardonner ? Parce que chaque vexation qui vous est infligée, consciemment ou non par autrui, a pour but de vous préserver d’un mal qui doit se produire. »
Quelle sagesse ! A la lumière de cet enseignement divin, nous pouvons commencer à ouvrir les yeux sur le pouvoir insoupçonné du pardon, ainsi que sur les raisons qui doivent nous motiver lorsque nous pardonnons quelqu’un pour un mal commis à notre encontre.
Mais encore, pardonner quelqu’un ou demander soi-même pardon à notre prochain n’est que le premier degré de manifestation de cette noble vertu. On pourrait dire qu’il s’agit là de la dimension horizontale du pardon, certes nécessaire, mais qui n’est qu’une étape sur le chemin de la rédemption et de la réintégration des êtres dans le monde divin.
L’autre aspect du pardon, son 2ème degré de manifestation est beaucoup plus rare et totalement ignoré des hommes. C’est la dimension verticale, royale et angélique du pardon, qui ne peut pas venir de l’homme, mais uniquement de Dieu par l’intermédiaire de Ses Anges.
L’homme, la femme qui est touché par la grâce de l’Ange du pardon, est libéré de tout mal. Le mal et la souffrance ne peuvent plus l’atteindre, car il a réconcilié entre elles toutes les parties de son être.
Ainsi, quoi qu’il lui arrive dans la vie, quelles que soient les difficultés rencontrées, c’est la sagesse et l’amour de Dieu qui l’habitent, le guident et l’éclairent de l’intérieur, éclairant de la même façon le chemin de tous les êtres qui croisent son chemin.
Un tel être devient un porteur de la lumière de l’Ange du pardon. Il peut alors ouvrir un chemin de guérison et de libération pour une multitude d’êtres, non seulement dans l’humanité, mais également pour tous les règnes de la Mère qui souffrent de l’inconscience de l’homme et du mal qu’il engendre et multiplie sans cesse par cette inconscience.
Ce sont tous ces aspects de la vertu du pardon que nous allons voir et étudier à travers ce cours de l’Ecole du cœur.
En effet, le pardon est lié au cœur. Il est son émanation pure, son rayonnement solaire, son cadeau de lumière pour tous les êtres qui souffrent.
Alors, plongeons ensemble dans cet océan de lumière du cœur pour y découvrir, dans ses profondeurs pures, le trésor caché du pardon…