Introduction
Depuis les origines de l’humanité, la civilisation a démontré sa capacité à façonner le cours de l’histoire. Le pouvoir créateur de l’homme ne fait aucun doute : sa faculté de penser, de ressentir et d’agir lui permet de concevoir des œuvres, de préserver ou de bouleverser l’équilibre de son environnement, et d’influencer le destin d’innombrables êtres.
Aujourd’hui, nous assistons, souvent impuissants, à une force de destruction massive de toutes les valeurs de la vie, au profit d’une avancée technologique phénoménale. Ce qui pouvait, il y a encore quelques années, nous apparaître comme un futur possible mais encore éloigné, est devenu une réalité à laquelle nous ne pouvons plus échapper. Le rêve est devenu une réalité au goût de plus en plus amer ; beaucoup d’entre nous ressentent que quelque chose est en train de disparaître, qu’un souffle manque, que la réalité n’offre pas ce que la vision promettait.
À l’intérieur de beaucoup d’êtres, un manque prend goût dans le silence du cœur, et des voix s’élèvent. Nous ressentons que quelque chose n’obéit pas à notre nature profonde. Cette nature profonde, quelle est-elle justement ?
« Nous, dans le monde divin, nous ne voyons pas l’homme tel que celui-ci se présente à nous. Nous voyons en lui quelque chose d’extraordinaire, comme une grande opportunité pour la Lumière. Nous ne le voyons pas réduit à sa seule existence physique et à la vie qu’il a créée autour. Nous le voyons dans tout ce qui est plus grand en lui comme possibilités et merveilles. Pourquoi l’homme ne va-t-il pas vers la grandeur ? Pourquoi ne regarde-t-il en lui que la faiblesse et ne donne-t-il pas sa force à la grandeur ? »
Extrait Psaume 63 Archange Gabriel, verset 4
La sagesse essénienne enseigne que la nature de toute chose est régie par des lois. Il est une loi qui est au-dessus de toutes les autres : la loi divine. Trop souvent, elle a été associée dans l’histoire par cette punition donnée par « Dieu » à celui qui Lui désobéit. Trop souvent aussi, elle a fait l’objet d’enseignements culpabilisants « Si tu ne fais pas cela, tu es cela », sans aucune autre explication.
Une loi est divine parce qu’elle s’impose à nous en toute chose, indépendamment de notre volonté. Elle est semblable à un placenta qui enveloppe et nourrit tout ce qui existe et se meut. On ne peut ni altérer le modèle de l’univers ni modifier les principes qui le régissent. En revanche, nous avons le choix : suivre le courant de ces lois ou leur résister. Mais, quel que soit notre chemin, ce sont toujours ces lois universelles qui s’exercent et nous façonnent.
Quoi de plus beau que d’étudier les lois et les principes qui nous ont mis au monde ? De se donner les moyens de comprendre les fondements de la vie, ce que nous sommes et le monde qui nous entoure ?
Pour comprendre le règne humain et son environnement, il nous faut étudier l’ensemble des règles et des phénomènes qui régissent la vie tout entière. Notre monde fait l’objet d’enseignements pratiquement toujours isolés les uns des autres. Comment alors se comprendre soi-même si nous sommes coupés dès le plus jeune âge de l’apprentissage des lois de la vie universelle qui nous gouvernent, celles de la nature vivante, et celles des mondes invisibles qui nous entourent ?
Imaginons ce que serait devenu le règne humain si dès le plus jeune âge les enfants avaient reçu, à toutes les époques, un enseignement basé sur la connaissance des lois de la vie et des mystères de l’existence ?
La Sagesse essénienne enseigne que la maladie provient d’une coupure d’un lien avec la Lumière. On peut alors en déduire que la maladie est la conséquence de lois non respectées et des règles de vie qui en découlent. C’est évident, et là se met en place une loi que beaucoup connaissent « Tu récolteras ce que tu auras semé. » La maladie ne touche pas que des êtres séparés les uns des autres, elle touche le règne humain tout entier.
Ainsi le choix de la « semence » tient une place primordiale dans tous les aspects de la vie, car comprendre l’origine de ce que nous pensons, ce que nous disons ou ce que nous portons, est essentiel pour que tout ensemencement soit conscient et porte le fruit désiré.
On en revient inlassablement à la nécessité de se connaître et de savoir quelle est la nourriture qui élève notre être vers sa dimension sacrée. Car si nous ne savons pas ce qui est bon pour nous, comment choisir la bonne semence qui doit pousser en notre terre et celle qui doit ensemencer le monde ?

Lorsque nous étudions la cosmogonie essénienne [1], notre réalité humaine nous apparait dans sa dimension la plus grande. Nous comprenons que le règne humain appartient à une histoire dont l’origine remonte à des temps si lointains de notre réalité qu’il n’est pas possible d’en comprendre les fondements sans comprendre les lois qui régissent son appartenance à l’univers. L’homme est un microcosme. Il porte en lui toute l’intelligence qui régit l’univers. Il est ainsi constitué de façon à ce que cette intelligence soit agissante en lui, lui permettant d’incarner sur terre le plein potentiel de ses capacités et ainsi pouvoir accomplir sa destinée. Mais quelle est sa destinée, le savons-nous encore ?
« Depuis des temps immémoriaux, les hommes cherchent la Lumière. Il y a en eux une mémoire cachée, un souvenir qui les pousse vers un autre monde. Même leur tentative d’améliorer leur existence terrestre vient de cette mémoire qui leur rappelle qu’ils ne viennent pas de ce monde.
L’homme n’est pas chez lui sur la terre et il le sait au plus profond de lui, même si, au fil des temps, les intelligences déchues qui ont modelé, formé, éduqué, pris en charge l’humanité se sont efforcées de lui faire oublier ce qui était une évidence. Cette évidence est devenue un mystère, puis un secret de plus en plus inaccessible.
L’homme porte en lui une intelligence déchue dont il est le représentant sur la terre, mais il continue tout de même à porter au plus profond de lui une semence, une étincelle vivante qui n’est pas de ce monde.
Fondamentalement, l’homme est un voyageur qui doit déposer un paquet sur la terre avant d’en repartir. C’est pourquoi une partie de l’humanité a toujours été fidèle à l’ancienne tradition, à la science sacrée des mystères. Ces hommes ces femmes se sont évertués, à travers les âges, à sauvegarder ce savoir et à le maintenir vivant pour que le lien ne soit pas coupé et que le chemin vers l’origine ne soit pas totalement fermé.»
Extraits Psaume 138 Archange Michaël, versets 1-4
« Les conséquences insoupçonnées de la chute de l’humanité »
Pour nous, êtres humains, retrouver notre équilibre passe par la redécouverte de la véritable essence de notre existence. Cette dimension se révèle pleinement à travers l’apprentissage, l’étude et la compréhension de notre histoire, de notre place parmi les autres règnes du vivant, ainsi que par une connaissance approfondie de notre anatomie, tant visible qu’invisible, et des mystères qui l’entourent.
Lorsque nous observons une carte du monde, notre regard se porte d’abord sur les continents. De la même manière, ce cours te propose de déployer sous tes yeux la carte de l’être humain et d’en explorer les principales régions, celles qui façonnent son existence et influencent toute sa vie.
« L’homme fait partie d’un règne qui doit être respecté et mis en valeur avant tout par lui-même.
Chaque homme doit être fier de ce qu’il est et prendre soin de l’humanité et de la terre.
Le règne humain doit non seulement être protégé de tout ce qui pourrait l’éteindre, mais il doit aussi être conduit vers une évolution bénéfique et sage.»
Extraits Psaume 244 Archange Michaël, versets 1-3
« Mettez en valeur tout ce qui vous est donné par Dieu »
1 – Voir le cours magistral no 19 de l’École Essénienne « la Cosmogonie essénienne »